Espirito de Portugal by Adeline A Lisbonne

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Adeline en France <> Adeline A Lisbonne

Souffler ses 60 bougies offre en retour une somme d’expériences.
Dans les années 90, commercial puis directrice de la presse gratuite « Le 77 »  (Seine et Marne), je vis au sein du commerce grand public et des entrepreneurs tels les 3615, marabout, concessionnaires auto, les top restaurants… et le plus grand Carrefour de France ; l’offre est large ! Rencontre, écoute, observation, lecture, analyse de marché(s) deviennent mon mode de vie. Diversité fantastique où le commerce de centre ville fustige déjà face au développement exponentiel des zones commerciales (parking gratuit).

A l’opposé, j’enchaîne par une expérience nationale pour un magazine Porsche où je choisis de m’établir en bord de mer, à Deauville surnommé « Le 21ème arrondissement de Paris« .

Fantastique expérience à travers la France…
avant celle des centres équestres !

Sur le fond (économique), mon expérience lisboète me rappelle sans cesse ces trois expériences, car Lisbonne d’aujourd’hui est simplement un grand Deauville des années 2000. Le commerce indépendant y lutte contre les enseignes internationales à la production délocalisée !
« Le Portugal a 30 ans de retard » ? Non, car sur la forme, le Portugal est riche d’une économie sociable remarquable ; malheureusement peut être sans le savoir, et de toute façon sans en faire sa promotion ; à l’image de la France qui l’a perdu ! En effet, été 2019, j’ai constaté la chute du commerce indépendant à Deauville qui depuis plusieurs années ne pouvaient plus faire face à la hausse des loyers, et au marketing féroce des mêmes marques internationales. Même les enseignes de luxe (qui ne peuvent pas dégrader leur image) finissent par déserter la place !

Le business est pensé en fonction des fastes de l’immobilier dont la principale conséquence est cette perte de l’économie sociale, indépendante.
Paradoxe, le public réclame l’expérience, l’authenticité, mais quoi de plus conformisme que les diktats de la mode, de la globalisation…

J’ai fuis ce mode de vie, car mon éducation m’a faite curieuse, enthousiaste, appréciant l’initiative, la création, la formation, faire des choix, les renouveler autant que nécessaire pour une vie épanouie.
J’ai adoré vivre à Deauville, mais aujourd’hui Lisbonne est ma fontaine de Jouvence que je pense devoir aider à préserver.
En effet, depuis le 7 janvier 2017, j’observe, j’écoute et j’applaudis Lisbonne… OUF le covid19 replace l’église au milieu du village ! Bien-sur, pour les portugais, c’est une double peine après la crise de 2010. Cependant, ils savent mieux que quiconque que la roue tourne aux plus lucides et entreprenants.

Été 2020, la France, articles du Figaro
Documents > Critique

Si la France a perdu son économie sociale, ce n’est pas encore le cas pour Lisbonne (et certainement encore moins pour le Portugal). Cependant, j’ai bien peur que sans l’aide de l’état portugais envers ce commerce indépendant, les loyers d’été en achèveront encore malheureusement plus d’un !
Par ailleurs, car l’économie capitaliste reste ce qu’elle est, l’économie sociale, indépendante, n’a pas d’autre choix que de s’unir pour s’inviter au rang médiatique des marques de luxe, et autres à la production délocalisée. Cela, pour mieux satisfaire les encore plus nombreux enthousiastes à la recherche d’authenticité, de fabrication locale, d’un savoir faire, d’un savoir être, d’excellence, d’un qualité prix… à la suite du traumatique covid-19. En effet, on grandit de ses traumas…

Ainsi est né Espirito de Portugal

Le 19 février 2020, dix entreprises ont partagé leurs expériences et idées dans l’objectif d’unir leurs forces (en s’appuyant sur l’approche bénévole et sélective de Adeline A Lisbonne ET de son application).
Rencontre à Chiado à la  Livraria Sa da Costa  avec :  
Alameda | Leonor Silva Jewellery  
Alameda | Torcer Ideias
Bairro Alto | Cork & Co                    
Bairro Alto| Trufa Collection           
Baixa | Seven Hills Gifts & Gourmet
Entrecampos |Artesaos de Lisboa Association  
Madragoa | Oficina impossivel
Rato | Ines Carrelhas
Sao Sebastiao | Cristina Siopa        

Unique, spécial et uni, le collectif Espirito de Portugal, la nouvelle configuration de la #freeapp Adeline A Lisbonne
Lancement : 20.07.2020
Objectif : D’un seul clic, découvrez l’authenticité des espaces artisanaux et d’exposition, ateliers, restaurants, commerces grâce à l’application « Adeline A Lisbonne ». Espirito de Portugal, c’est votre passeport pour vivre et faire vivre les valeurs portugaises entre les 7 collines de Lisbonne ; notre agenda, ses inaugurations, l’actualité lisboète (J-2)…

Déjà 69 entreprises ont rejoint Espirito de Portugal
Malgré son lancement en plein covid-19, les entreprises lisboètes soutiennent majoritairement le projet. Si l’approche Adeline A Lisbonne reste bénévole, un budget infime est demandé aux partenaires afin que la promotion de l’application se fasse sous la forme d’un engagement harmonieux et solidaire.
Le temps m’a manqué pour rencontrer toutes les adresses concernées. Je rentre le 16 septembre à Lisbonne. Suivrons trois Soirées en Terrasse afin de remettre sticker et flyers aux premiers partenaires, mais aussi afin qu’ils puissent se présenter et partager entre eux (trop peu se connaissaient le 19 février).
En octobre, je poursuivrai mes visites aux autres adresses concernées pour enfin me consacrer qu’à ce collectif uni.
Bien-sûr, ce sera un plaisir de découvrir chaque adresse qui voudra rejoindre le réseau « Espirito de Portugal ». Il faut juste accepter l’idée d’un possible refus (pour raisons de déjà vu, de mauvais qualité prix… tout simplement car je ne suis pas fan).

Avenida de Roma, le quartier le plus solidaire ?

En effet, un seul refus, l’exception qui confirme la règle. D’après de nombreux échanges et expériences depuis 2017, une explication est plausible. Avenida de Roma des années 90 était le Chiado de 2019. L’incendie de Chiado du 25 août 1988 et sa reconstruction d’après la politique de la ville et l’architecte portugais Álvaro Siza Vieira, on changé la donne !
A suivi, l’histoire des vases communicants, les commerçants de Roma ont pris plein face le développement du nouveau Lisbonne autour de Chiado…
Depuis 2018, ce quartier Alameda/Roma se relève progressivement de ses cendres grâce à cette dynamique solidaire, mais aussi grâce aux expulsés de Baixa-Chiado ! La vie est dynamique, la roue tourne, la solidarité surgit des traumatismes…

Alameda – Roma, Espirito de Portugal BY Adeline A Lisbonne
Le quartier Alameda – Roma représente aujourd’hui une superbe économie sociale, indépendante, dont voici mes références. Le mieux reste de consulter l’application gratuite Adeline A Lisbonne, sa nouvelle catégorie phare « Espirito de Portugal » :
> Tout afficher sur une carte
> Localisez-vous sur le quartier où chaque entreprise (ou musée), sélectionnée, est géolocalisée et critiquée.

1. Espirito de Portugal

1 – MOD Made Of Design
2 – Design for You
3 – Rita Salazar Store
4 – Skorpi Boutique
5 – Mercearia Criativa
6 – Torcer Ideas
7 – Artesaos de Lisboa
8 – Cartune Store
9 – Leonor Silva Jewellery
10 – Cristina Siopa
11 – Mito Creative
12 – Armazem das Malhas

2. Espirito de Portugal en devenir ?

Directions restant à rencontrer : certains lieux s’effaceront naturellement par manque d’intérêt au projet :
a – Las Imperial
b – C. Comercial Roma : Roma Kid |Posh | Microarte Galeria
c – Tevel
d – Todo o Nivel Decoraçoes | Pedra e Decoraçao
Dom Feijao | Real Pao de Lo
e – Lucca Pizzeria
f – Livraria Barata
g – Leitaria da Quinta do Paço
h – Desalinho | Mediterranea Decoraçoes
i – Intimo Tuyo |Stoc Casa Interiores
j – Pedemia | Charmers Lisbon
k – Galeria Beltrao Coelho
l – La Ferrovie de Paris
m – Luanda
n – Musubi

Le 20.07.20, la nouvelle configuration « Espirito de Portugal » sera effective. Configuration allégée et sélective aux valeurs portugaises : création, design, excellence, savoir faire, savoir être, qualité prix, innovation, sélection, originalité… et SOLIDARITÉ.

L’expérience française me glace le sang ! Le Portugal m’a toujours semblé plus raisonnable, et ces 68 premiers membres le prouvent encore.

Prochain Entre Nous en Terrasse,  le 1er septembre.

Adeline A Lisbonne


Adeline en Terrasse n°1

Adeline en Terrasse

Français / English

Fernando, Catarina et Otilia

Pour les personnes proactives, nous pourrions finalement conclure que cet épisode fut PRESQUE une aubaine !! Bien-sûr, les angoisses des premières semaines furent d’autant plus envahissantes que les engagements financiers et humains sont complexes et les mauvaises nouvelles en cascade.
En cela, ce premier déjeuner fut riche de complémentarité entre :
– Otilia Santos, le savoir-faire portugais CHIcoração – Woollen Heart of Portugal (2010) ;
– Catarina Pombo Nabais, philosophe et jeune entrepreneuse @Oficina Impossivel (2019) ;
– Fernando Ribeiro, producteur @MAAT (2008) et programmateur / commissaire d’expo @ALFA – Association Luso-Française d’Art (2019).

For proactive people, we could finally conclude that this episode was ALMOST a boon !! Of course, the anxieties of the first weeks were all the more pervasive as the financial and human commitments were complex and the bad news cascaded.
In this, this first lunch was rich in complementarity between:
– Otilia Santos, Portuguese know-how CHIcoração – Woollen Heart of Portugal (2010) ;

– Catarina Pombo Nabais, philosopher and young entrepreneur @Oficina Impossivel (2019) ;
– Fernando Ribeiro, producer @MAAT (2008) and programmer / exhibition curator @ALFA – Association Luso-Française d’Art (2019)
.

Espirito de Portugal, Chicoracoa | Vente en ligne

Je connaissais l’excellent qualité prix de la marque, la diversité, le design super CHIC de leurs vestes chaudes… et l’extrême gentillesse des collaboratrices des boutiques de Lisbonne.
Le déconfinement annoncé, je demande la date d’ouverture des boutiques (instagram) :  » Les boutiques resteront fermées jusqu’à l’ouverture des frontières, notre activité commerciale reposant majoritairement sur le tourisme ». On me propose un contact par courriel qui tombe aux oubliettes ! Quelques heures passent, Otilia, la directrice de la marque, revient vers moi. Un français impeccable, j’achète en ligne. Nous conversons au sujet de la commande de housses de coussin sur mesure. Intriguée par ce français sans accent*, je l’invite à rejoindre ce 1er rendez-vous en terrasse.

*Otilia a travaillé de nombreuses années au Printemps – Paris. A ces débuts, secrétaire, le sans accent était encouragé. Elle devient acheteuse grâce à la promotion interne… La France, terre d’accueil en 2020 ??
Le Portugal se souvient, il accueille, c’est Espirito de Portugal.
« Espirito de Portugal », unique, spécial et solidaire, collectif sur lequel l’application Adeline A Lisbonne va être reconfigurer le 1er septembre. Pourquoi ? Comment ? Explications dans ce blog le 15 juillet prochain.

Espirito de Portugal, Chicoracoa | Sales online I knew the excellent price quality of the brand, the diversity, the super CHIC design of their warm jackets … and the extreme kindness of the collaborators of the Lisbon shops.
The deconfinement announced, I ask the date of opening of the shops (instagram) : « The shops will remain closed until the borders open, our commercial activity resting mainly on tourism ». I am offered a contact by email which falls into oblivion! A few hours pass, Otilia, the director of the brand, comes back to me. Impeccable French, I buy
online. We are conversing about ordering custom cushion covers. Intrigued by this French without accent *, I invite her to join this 1st meeting on the terrace.
* Otilia worked for many years at Printemps – Paris. At these beginnings, secretary, the unaccented was encouraged. She become a buyer thanks to internal promotion. France, welcoming land in 2020 ?? Portugal remembers, it welcomes, it is Espirito de Portugal. « Espirito de Portugal », unique, special and united, collective on which the Adeline A Lisbonne application will be reconfigured on September 1st. Why ? How ? Explanations in this blog on July 15.

Chicoraçao – Woollen Heart of Portugal
Revenons en 2010, c’est le rebond de la crise des subprimes en Europe, Joao Pessegueiro, son mari, fournisseur d’usines au nord du Portugal vit l’effondrement industriel portugais. Avec sa femme Otilia, surgit l’idée d’unir leurs expériences autour de la filière de  » la laine burel » avec pour défi de sauvegarder ce savoir-faire ancestral portugais. Ainsi, naît Chicoraçao. Aujourd’hui, par cette approche verticale que compose ces différents métiers, de la laine recueillie chez le fermier à la vente en ligne, via la présentation de la production en showroom à l’innovation design, nous permet de bénéficier d’un qualité prix remarquable, de services TOP, d’un développement à la hauteur de l’engagement initial.

Chicoraçao – Woollen Heart of Portugal Back in 2010, it is the rebound of the subprime crisis in Europe, Joao Pessegueiro, her husband, supplier of factories in the north of Portugal is experiencing the Portuguese industrial collapse. With his wife Otilia, the idea arises to unite their experiences around the « burel wool » sector with the challenge of safeguarding this ancestral Portuguese know-how. Thus was born Chicoracao. Today, by this vertical approach that makes up these different trades, from the wool collected from the farmer to online sales, through the presentation of production in a showroom to design innovation, allows us to benefit from remarkable price quality, TOP services, and a development commensurate with the initial commitment.

Et maintenant ?
Le Covid-19… 40 familles portugaises dépendantes de l’entreprise… les loyers de 5 boutiques… lorsque le marché concerne essentiellement les touristes et les expatriés, le constat est grave : « Notre chance est d’avoir eu un propriétaire de nos boutiques solidaire. Au contraire d’une autre, que nous avons préféré éconduire afin de préserver l’engagement humain vis à vis de nos salariés, de nos fournisseurs et de nos responsabilités. C’est très très difficile. »

Otilia, quelles incidences positives retenez-vous de ce confinement ?
« Côté famille, c’est une aubaine car avoir du temps pour soi, pour sa famille, c’est véritablement le mal de l’entrepreneur. Au fil des jours, la cuisine s’est animée, les repas, les conversations se sont enrichies ;
Côté entreprise, la survie dépend de la trésorerie qui permet l’année de disette : c’est très dur. Très progressivement, les bonnes nouvelles succèdent aux mauvaises :  Nos clients français se félicitent que le commerce local semble privilégié.
Notre réflexion, l’artisanat, l’art et le design ont des fondamentaux communs, le matériau de qualité. Nous ne sommes pas doués pour construire des partenariats, nous y consacrons certainement trop peu de temps. Nous aimerions développé des partenariats avec des artistes – Fernando Ribeiro rebondit Nuno Gama, Joana Vasconcelos – exactement !
Actuellement, l’équipe s’enthousiasme autour du projet Cooking Hotel. Un partenariat, c’est ouvrir le champ des possibles, nous souhaiterions développer ce concept. Artiste, créateur, designer, vous êtes les bienvenus. ».

Dessinés par l’architecte Ana Correia

And now ? « The Covid-19 … 40 Portuguese families dependent on the company … rents for 5 shops … when the market mainly concerns tourists and expatriates, the observation is serious : « Our luck is to have had an owner of our supportive shops. Unlike another, whom we preferred to dismiss in order to preserve human commitment towards our employees, our suppliers and our responsibilities. It is very very difficult. »
Otilia, what positive consequences do you retain from this confinement? « On the family side, it’s a boon because having time for yourself, for your family, is really the evil of the entrepreneur. Over the days, the kitchen has come alive, the meals, the conversations have been enriched; On the business side, survival depends on cash that allows the year of scarcity: it’s hard. Gradually, the good news succeeds the bad: Our French customers are pleased that local trade seems privileged. Our thinking, craftsmanship, art and design have common fundamentals, quality material. We are not good at building partnerships, we are certainly spending too little time on them. We would like to develop partnerships with artists – Fernando Ribeiro bounces Nuno Gama, Joana Vasconcelos – exactly! Currently, the team is enthusiastic about the Cooking Hotel project. A partnership is to open up the field of possibilities, we would like to develop this concept. Artist, creator, designer, you are welcome. « .

Que pensez-vous de notre rencontre en terrasse ?
« Une invitation surprenante, l’idée très originale. On part un peu à l’aventure… De belles personnes autour d’une table en terrasse et un délicieux repas. L’accueil fut super, tout de suite j’ai eu l’impression de connaître depuis longtemps chaque invité. Nous avons échangé nos impressions sur les conséquences négatives et positives de ce COVID 19. Et puis, nous avons partagé sur ce beau projet “Espírito de Portugal” dont nous ferons partie avec beaucoup de plaisir à la rentrée prochaine. Il ne me reste qu’à féliciter et à remercier Adeline de tout cœur !

What do you think of our meeting on the terrace? « A surprising invitation, the very original idea. We are going on an adventure … Beautiful people around a table on the terrace and a delicious meal. The welcome was great, immediately I had the impression of knowing each guest for a long time. We exchanged our impressions on the negative and positive consequences of this COVID 19. And then, we shared on this beautiful project “Espírito de Portugal” of which we will be a part with great pleasure. Back to school. All that remains is to congratulate and thank Adeline with all my heart!

Catarina Pombo Nabais, philosophe, commissaire d’exposition et directrice de
@oficina Impossivel

Lire >> Entre Nous 15.01.20

Catarina, comment as-tu vécu ce confinement ?
« Le confinement nous a permis de penser et de repenser le monde ! Bien-sûr qu’il s’agit d’une situation dramatique. Bien-sûr que le confinement en soi-même est une mesure extrême qui restreint nos libertés les plus basiques : la liberté de mouvement et d’occupation de l’espace publique. Pourtant, au-delà de la tragédie des morts et de la somme immense de souffrance qui justifie le confinement, j’aime toujours voir le côté positif des choses et je vois dans le confinement une opportunité très rare et magnifique : celle d’avoir du temps – sauf ceux qui ont dû continuer à travailler. Il faut avoir à l’esprit que ce privilège dont je parle n’est pas un privilège commun, mais uniquement de quelques-uns. Pour ce groupe de privilégiés auquel j’appartiens, nous sommes habitués, par exemple, à perdre énormément de temps dans les transports pour aller travailler. Et si nous pensons à la crise climatique, nous comprenons immédiatement les conséquences extrêmement positives du confinement : moins de pollution non seulement de la production industrielle accélérée, mais aussi de la consommation dingue et dévastatrice de notre société capitaliste, des transports et du tourisme de masse. Le confinement nous a obligé à arrêter, nous a forcé à repenser nos gestes, nos habitudes, notre application du temps et surtout nos choix de vie, nos choix sociaux, économiques, politiques et écologiques. Pour tout cela, le confinement peut être vu comme une expérience exceptionnelle pour nos vies. Pour le bien et pour le mal, nous avons tous vécu une situation inattendue et inédite – sauf pour ceux, déjà centenaires, qui ont vécu la peste espagnole. L’atmosphère de peur générale, le scénario du monde global que nous avons l’habitude de voir en mouvement 24h/24, soudainement stoppé, réduit au néant, c’est la sensation d’une certaine suspension du temps. »
« Personnellement, le confinement m’a touché énormement. La réalité me semblait presque irréelle, comme si nous étions des personnages d’un film de science-fiction futuriste. Les deux-trois premières semaines, j’étais plongée dans la pandémie, je ne voulais que voir les infos, lire des textes scientifiques sur le virus comme aussi des textes philosophiques sur cet événement. Gilles Deleuze dit que la nouvelle littéraire s’oriente par la question « qu’est ce qui s’est passé ? ».  Et, en effet, j’étais obsédée par cette question et pour comprendre l’avènement de cet événement. Comprendre ce qu’il arrive, penser le présent en acte, au moment où il se transforme est une des questions les plus difficiles de la philosophie, mais pour cela même, elle est aussi une expérience bouleversante, surtout dans une situation de pandémie globale ! En plus, le cocktail entre la peur d’attraper le virus (au début on ne savait même pas si on était déjà contaminés et si on avait déjà contaminé d’autres personnes) et la complexe chorégraphie sanitaire qu’il fallait appréhender, ont été un mélange explosif. Elle m’a coupé l’envie de sortir de la maison. Je ne sortais que pour le strictement nécessaire, même pas pour mes ballades du matin ou de fin de journée. Aussi, ne plus pouvoir rendre visite à ma mère et aller ensemble au café le matin (comme on le fait presque tous les jours car nous sommes voisines) et la voir totalement isolée chez elle a été très dur. Heureusement, j’ai passé le confinement en compagnie de ma fille Alice, mon pays des merveilles, aussi chérie que vraiment comique, nous avons passé des moments absolument magnifiques et inoubliables. La cuisine fut notre échappatoire et notre grande amie ! 
En ce qui concerne la dimension professionnelle, c’est particulièrement drôle, car dans mon cas spécifique un certain confinement fait naturellement partie du travail philosophique. Pour lire et écrire en philosophie, il faut nécessairement être isolé, seul. Mon travail philosophique passe nécessairement par un rapport de solitude, de concentration absolue, où il faut être en relation totale avec les livres. Donc, quand j’ai compris qu’il fallait être confinée, la première projection était très positive, et j’imaginais réussir à travailler comme d’habitude. Mais, j’ai rapidement compris que c’était très différent d’être isolé par le rythme naturel du travail que par la nécessité imprévue d’une pandémie, où la peur et l’incertitude parlent plus fort et finissent par dominer notre esprit et notre concentration. Au début, il me semblait presque impossible de poursuivre mes projets, de lire et d’écrire. J’ai même senti un blocage créatif. Mais après ce moment de choc initial, j’ai réussi à construire et à finir un projet pour la FCT (Fondation pour la Science et pour la Technologie) dont la deadline était à la fin du mois d’avril. 
Après, l’énergie est toute de suite réapparue, encore plus puissante. Même qu’ayant perdu un peu le sens du temps chronologique (parfois je ne sais plus très bien quel jour est-il, car le temps est devenu une matière informe, diffuse), j’ai retrouvé une certaine idée de routine et je me suis rééquilibrée dans cette nouvelle normalité précaire, fragile et étrange. Maintenant, je peux enfin dire que j’ai retrouvé ma dynamique de travail. D’ailleurs, je travaille beaucoup mieux à la maison, j’ai plus de temps pour la recherche et j’ai la bonne conscience de contribuer pour la ville verte de Lisbonne car je ne pollue pas l’environnement en me rendant à la faculté.  Je fonce à nouveau, ressourcée, je prépare un prochain livre dédié à la philosophie et à mon travail à la Faculté. »

Catarina, how did you experience this confinement?  « Containment has allowed us to think and rethink the world! Of course it is a dramatic situation. Of course containment in itself is an extreme measure which restricts our most basic freedoms : freedom of movement and occupation of public space. However, beyond the tragedy of the dead and the immense amount of suffering that justifies confinement, I always like to see the positive side of things and I see in confinement a very rare and magnificent opportunity: that of having time – except those who have had to continue working. It must be borne in mind that this privilege of which I speak is not a common privilege, but only to For this privileged group to which I belong, we are used, for example, to waste a lot of time in transport to go to work. And if we think of the climate crisis, we immediately understand the extremely positive consequences of containment: less pollution not only from accelerated industrial production, but also from the insane and devastating consumption of our capitalist society, of transport and mass tourism. The confinement forced us to stop, forced us to rethink our gestures, our habits, our application of time and especially our life choices, our social, economic, political and ecological choices. For all this, confinement can be seen as an exceptional experience for our lives. For good and for bad, we have all experienced an unexpected and unprecedented situation – except for those, already centenarians, who have experienced the Spanish plague. The atmosphere of general fear, the scenario of the global world that we are used to seeing in motion 24 hours a day, suddenly stopped, completely empty, is the feeling of a certain suspension of time. « 
« Personally, confinement touched me enormously. The reality seemed almost unreal to me, as if we were characters from a futuristic science fiction film. The first two-three weeks, I was immersed in the pandemic, I only wanted to see the news, read scientific texts on the virus as also philosophical texts on this event. Gilles Deleuze says that the literary short story is guided by the question « what happened?  » And, indeed, I was obsessed with this question and to understand the advent of this event. Understanding what is happening, thinking about the present in action, at the moment when it is being transformed is one of the most difficult questions in philosophy, but for that very reason, it is also an overwhelming experience, especially in a situation of global pandemic! In addition, the cocktail between the fear of catching the virus (at first we did not even know if we were already infected and if we had already contaminated other people) and the complex health choreography that had to be apprehended, were an explosive mixture. She cut me off from going out of the house. I only went out for the strictly necessary, not even for my morning or late afternoon walks. Also, not being able to visit my mother and go to the cafe together in the morning (as we do
almost every day because we are neighbors) and seeing her totally isolated at home was very hard. Fortunately, I spent confinement with my daughter Alice, my wonderland, as darling as really funny, we had absolutely wonderful and unforgettable moments. The kitchen was our escape and our great friend!
Regarding the professional dimension, this is particularly funny, because in my specific case a certain confinement is naturally part of the philosophical work. To read and write in philosophy, one must necessarily be isolated, alone. My philosophical work necessarily goes through a relationship of solitude, of absolute concentration, where you have to be in total relation with books. So when I understood that I had to be confined, the first screening was very positive, and I imagined succeeding in working as usual. But, I quickly understood that it was very different to be isolated by the natural rhythm of work than by the unforeseen need for a pandemic, where fear and uncertainty speak louder and end up dominating our minds and our focus. At first, it seemed almost impossible to continue my projects, to read and write. I even felt a creative block. But after that initial shock, I managed to build and finish a project for the FCT (Foundation for Science and Technology) whose deadline was the end of April.
Afterwards, the energy immediately reappeared, even more powerful. Even having lost a little sense of chronological time (sometimes I do not know very well what day is, because time has become a formless, diffuse matter), I found a certain idea of routine and I am rebalanced in this new precarious, fragile and strange normality. Now, I can finally say that I have regained my working dynamics. Besides, I work much better at home, I have more time for research and I have the good conscience to contribute for the green city of Lisbon because I do not pollute the environment by going to the faculty . I go for it again, refreshed, I am preparing a next book dedicated to philosophy and my work at the Faculty.« 

Félicitations aux propriétaires locataires à l’intelligence collective #espiritodeportugal – Haro à la black list !
Telle mère, telle fille, j’ai hâte de faire sa connaissance.

Comment cela se passe t-il pour la galerie @oficina Impossivel ?
Contrairement à mon travail académique que j’ai réussi à poursuivre, la crise pandémique a été spécialement pénible pour mon récent projet de la Galerie Oficina Impossivel. Nous venions juste de finir la première exposition, une belle réussite, mais le projet avait à peine commencé et paf ! Ainsi, j’ai dû fermer les portes, juste après les avoir ouvertes. Heureusement, le propriétaire de ce bel espace sur deux niveaux, galerie au rez-de-chaussée et ateliers d’artistes au premier étage, est particulièrement conciliant, sinon sa fermeture était inévitable. En effet, j’aimerais profiter de cette occasion pour rendre hommage au propriétaire, qui est presque mon partenaire dans cette aventure. Il a préféré louer son espace, en plein centre-ville, pour ce projet artistique et culturel lié à la philosophie, que de le destiner à la location locale ou à d’autres projets touristiques en gagnant plus d’argent. Le propriétaire est bien un exemple d’un appui privé au secteur culturel. Je crois même qu’il faudrait donner une attention à cet exemple pour repenser les rapports commerciaux à Lisbonne dans le contexte, d’un côté, de la gentrification et de la spéculation immobilière et, de l’autre, de l’urgence de repenser les structures culturelles qui travaillent autour de toutes sortes de projets créatifs. 
Pour les galeries en général, sans doute la solution, au moins provisoire, passe par le virtuel, par des rendez-vous personnalisés ou des solutions de drive-in ou d’autres configurations pour les grands espaces, et peut-être même pour l’usage des espaces publiques. C’est précisément dans cette voie, que j’ai lancé un défi aux artistes et artisans pour faire un vidéo, maximum de 5 minutes, afin de partager leurs défis lors de la pandémie. La réception a été magnifique car j’ai déjà reçu 8 vidéos, provenant soit d’artistes qui travaillent avec la galerie, soit d’artistes qui n’ont pas encore eu l’opportunité de visiter la galerie. Lorsque d’autres artistes sont en train de préparer leurs vidéos. Cela a créé un réseau virtuel de partage entre les artistes et les artisans et tous m’ont écrit en remerciant l’initiative et en l’applaudissant. Je suis donc très heureuse de l’avoir fait. Cela a permis à la galerie de continuer son existence d’une façon virtuelle et cette approche online m’a déjà rendu plusieurs nouveaux contacts de clients et d’artistes. 
Je ne le répeterai jamais suffisant : la Galeria @oficina Impossivel est une galerie pour les artistes mais aussi pour les artisans, car non seulement il y a des artisans qui font un travail exceptionnel, mais la galerie est un espace qui valorise le faire, la « techné », la main qui produit l’œuvre, soit de l’artiste, soit de l’artisan. Je crois qu’il faut appuyer non seulement les artistes, mais aussi les artisans qui sont normalement relégués sur les marchés de rue et rarement exposés dans les galeries. La Galeria est un espace de rencontre, de partage du sensible sous toutes ses formes, artistiques, philosophiques et artisanales.
Aujourd’hui, en ce qui concerne l’écosystème des arts, il faut agir pour renforcer les activités qui ont été terriblement touchées par la pandémie : les artisans, les artistes, les galeristes. La solidarité et l’esprit collectif sont indispensables. Bien-sûr qu’il faut lutter pour que le monde des arts soit considéré dans le budget de L’État et pour qu’au moins 1% y soit appliqué, car cela fait partie d’une conception basique de l’État social. Mais plus qu’aider, il faut repenser tout l’écosystème culturel. Il faut que les artistes s’organisent entre eux pour créer ensemble et il faut des structures collectives capables d’inventer un futur harmonieux et durable pour tous. De nouvelles solutions sont urgentes. C’est le motto de la Galeria @oficina Impossivel, repris du Mai 68 : « de l’impossible, sinon j’étouffe ! ». Le moment est maintenant, le moment, c’est le présent !
Tout au début de cette pandémie, j’ai eu l’idée claire qu’on était face à un changement radical de paradigme social, politique, économique, écologique. Nous observons clairement ce changement, à commencer par la solidarité qui a fonctionné d’une façon rhizomatique et transversale dans plusieurs sphères de la vie publique, soit dans la science, dans le SNS, soit dans plusieurs initiatives privés qui se sont réinventés pour aider le SNS, soit dans les mouvements plus récents tel #BlackLivesMatter. Le monde est en train de changer. C’est le moment d’agir et de lutter pour un monde solidaire, juste, inclusif, écologiquement équilibré pour nous tous et pour les générations à venir #espiritodeportugal

Que penses-tu de cette rencontre en terrasse ?
Merci Adeline pour cette si gentille invitation. Tu fais un travail exceptionnel afin de présenter des projets très diverses à Lisbonne. En ce qui concerne le monde des arts plus spécifiquement, je crois que la façon simple, décompliquée, directe dont tu passes la parole est très importante. Comme tu le sais, j’ai toujours ce combat contre l’élitisme de l’art. Je suis donc très sensible à ta façon dépouillée et décomplexée de parler des espaces artistiques. En plus, j’ai beaucoup aimé de partager ce moment si agréable avec Otília et Fernando que je ne connaissais pas, et avec qui nous sommes déjà en syntonie. 

How is it going for the gallery @oficina Impossivel ? Unlike my academic work which I have managed to pursue, the pandemic crisis was especially painful for my recent project at Galerie Oficina Impossivel. We had just finished the first exhibition, a great success, but the project had barely started and bang! So, I had to close the doors, right after I opened them. Fortunately, the owner of this beautiful space on two levels, gallery on the ground floor and artist workshops on the first floor, is particularly accommodating, otherwise its closure was inevitable. Indeed, I would like to take this opportunity to pay tribute to the owner, who is almost my partner in this adventure. He preferred to rent his space, right in the city center, for this artistic and cultural project linked to philosophy, than to rent it for local rental or other tourist projects by earning more money. The owner is an example of private support for the cultural sector. I even believe that we should pay attention to this example to rethink the commercial relations in Lisbon in the context, on the one hand, of gentrification and real estate speculation and, on the other, of the urgency to rethink cultural structures that work around all kinds of creative projects.
For galleries in general, probably the solution, at least provisional, goes through the virtual, through personalized meetings or drive-in solutions or other configurations for large spaces, and perhaps even for the use of public spaces. It is precisely in this way that I challenged artists and artisans to make a video, maximum 5 minutes, to share their challenges during the pandemic. The reception was magnificent because I have already received 8 videos, either from artists who work with the gallery, or from artists who have not yet had the opportunity to visit the gallery. When other artists are preparing their videos. It created a virtual network of sharing between artists and artisans and everyone wrote to me thanking the initiative and applauding it. So I’m very happy to have done it. This has allowed the gallery to continue its existence in a virtual way and this online approach has already made me several new contacts of clients and artists.
I will never repeat it enough: the Galeria @oficina Impossivel is a gallery for artists but also for artisans, because not only are there artisans who do exceptional work, but the gallery is a space that values ​​doing it, « Techné », the hand which produces the work, either of the artist, or of the craftsman. I think we need to support not only the artists, but also the artisans who are normally relegated to the street markets and rarely exhibited in galleries. La Galeria is a space for meeting, sharing the sensitive in all its forms, artistic, philosophical and artisanal.
Today, with regard to the arts ecosystem, action must be taken to strengthen the activities that have been terribly affected by the pandemic: artisans, artists, gallery owners. Solidarity and a collective spirit are essential. Of course we have to fight for the arts to be considered in the state budget and for at least 1% to be applied to it, because this is part of a basic conception of the social state. But more than helping, we have to rethink the whole cultural ecosystem. Artists must organize themselves to create together, and collective structures must be able to invent a harmonious and sustainable future for all. New solutions are urgent. This is the motto of the Galeria @oficina Impossivel, taken from May 68: « of the impossible, otherwise I will suffocate!  » The moment is now, the moment is the present!
At the very beginning of this pandemic, I had the clear idea that we were facing a radical change in social, political, economic, ecological paradigm. We are clearly observing this change, starting with the solidarity that has worked in a rhizomatic and transversal way in several spheres of public life, either in science, in the SNS, or in several private initiatives that have reinvented themselves to help the SNS, in more recent movements such as #BlackLivesMatter. The world is changing. Now is the time to act and fight for a united, just, inclusive and ecologically balanced world for all of us and for generations to come.

What do you think of this meeting on the terrace? Thank you Adeline for this kind invitation. You do an exceptional job to present very diverse projects in Lisbon. Regarding the arts more specifically, I believe that the simple, uncomplicated, direct way in which you speak is very important. As you know, I still have this fight against the elitism of art. I am therefore very sensitive to your bare and uninhibited way of speaking of artistic spaces. In addition, I really enjoyed sharing this pleasant moment with Otília and Fernando, whom I did not know, and with whom we are already in tune.

Fernando Ribeiro, producteur @MAAT 

Lire >>  Entre Nous 01.07.2020

Fernando, comment as-tu vécu ce confinement ?
« Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir une terrasse et de vivre une relation affective harmonieuse donc, je sais avoir bénéficié de conditions « idéales ». 
Le Portugais, principalement orienté vers l’extérieur, par cette nouvelle expérience, va se préoccuper dans l’avenir certainement plus à son intérieur.
Du côté de l’association Alfa Art contemporain, la programmation ALFA 2020 est donc reportée.
Par contre, du côté des artistes, c’est une double peine après la crise de 2010.  Le mouvement SOS ARTE PT me tient à cœur, d’ailleurs comme membre fondateur et, pendant toute la période du confinement, j’ai aussi fait partie de plusieurs groupes de travail qui s’engagent pour trouver des solutions et peuvent aider les artistes ainsi que les professionnels des arts à faire face à cet événement imprévisible. 

L’incidence culturelle véritablement positive est l’accent porté sur le digital. Par exemple, au MAAT, nous nous sommes davantage engagés vers le numérique pour renforcer la liaison entre l’institution, le travail des artistes et notre public.

Que penses-tu de cette rencontre en terrasse ?
L’importance capitale de faire le pont avec la cité et tous ces intervenants, et avoir toujours en tête l’idée de développer des partenariats, parce qu’ensemble nous réussissons mieux.

Read >>  Entre Nous 01.07.2020
Fernando, how did you experience this confinement? « Personally, I was lucky to have a terrace and live a harmonious emotional relationship, so I know that I benefited from « ideal » conditions. The Portuguese, mainly oriented towards the outside, by this new experience, will certainly be more interested in its interior. As for the Alfa Contemporary Art association, the ALFA 2020 program is therefore postponed. On the other hand, on the side of the artists, it is a double punishment after the crisis of 2010. The SOS ARTE PT movement is close to my heart, moreover as a founding member and, throughout the confinement period, I also did part of several working groups that are committed to finding solutions and can help artists and arts professionals to cope with this unpredictable event.
The truly positive cultural impact is the emphasis on digital. For example, at MAAT, we are more committed to digital to strengthen the link between the institution, the work of artists and our audience.
What do you think of this meeting on the terrace? The capital importance of building a bridge with the city and all these stakeholders, and always having in mind the idea of ​​developing partnerships, because together we succeed better.

Trio de choc

Des têtes comme j’aime qui fonctionnent de manière verticale, horizontale, transversale… Générosité, convivialité, solidarité et intelligence collective.
Je vous remercie tous les trois d’avoir accepter cette invitation notamment Otilia. Foncions-nous vers l’inconnu ? NON, ensemble c’est toujours mieux.
Invitation en terrasse qui sera reconduite à la rentrée au sein du collectif « Espirito de Portugal ». Des particuliers pourront s’y joindre : suivez les événements des pages Facebook Espirito de Portugal by Adeline à Lisbonne.

Heads I like that work vertically, horizontally, transversely … Generosity, conviviality, solidarity and collective intelligence. Thank you all three for accepting this invitation, particularly Otilia. Are we going into the unknown? NO, together it’s always better.
Invitation on the terrace which will be renewed at the start of the school year in the collective « Espirito de Portugal ». Individuals could join: follow the events on the Facebook pages Espirito de Portugal by Adeline à Lisbonne.

« Espirito de Portugal » by « Adeline A Lisbonne, unique, spécial, l’intelligence collective… Votre passeport pour vivre et faire vivre les valeurs portugaises entre les 7 collines de Lisbonne ; votre agenda, les inaugurations, l’actualité lisboète (J-2)…
« Espirito de Portugal » by « Adeline A Lisbonne, unique, special, collective intelligence … Your passport to living and bringing to life the Portuguese values between the 7 hills of Lisbon; your agenda, inaugurations, Lisbon news ( D-2) ...

J’ai fait école, ne sommes-nous pas charmants ?
Visières @cartunestore surtout marchons casqué !

Belém culturel

Écrit avant épisode Covid-19 / Written before Covid-19

Passion, culture, partage, France, Portugal, histoire, art contemporain, transmission

En juin 2019, je rencontrais Fernando Ribeiro, un des co-commissaires de l’exposition « Do lugar onde estou já fui embora » à la Galeria Liminare, à Lumiar. Dans ce monde déchiré, nous avions partagé de l’opportunité culturelle entre la France et le Portugal, les français et les portugais, de relancer un passé chargé d’histoire, notamment grâce à l’Association Luso-Française d’Art (ALFA), face au Brexit et à l’Amérique de Trump.
Cette rencontre, un des déclics à penser la chronique Entre Nous, car en rien je ne voulais y avancer des idées qui étaient les miennes dans un pays dont en fait je connais peu de choses.
2020 était l’heure de nous retrouver, Entre Nous, à La Junqueira Residency à Belém. Trois personnes enthousiastes à effacer les frontières, les communautés, au service de la culture.

Passion, culture, sharing, France, Portugal, history, contemporary art, transmission In June 2019, I met Fernando Ribeiro, one of the co-curators of the exhibition « Do lugar onde estou já fui embora » at the Galeria Liminare, in Lumiar. In this torn world, we shared the cultural opportunity between France and Portugal, the French and the Portuguese, to revive a past steeped in history, in particular thanks to the Luso-French Art Association (ALFA), facing Trump’s Brexit and America. This meeting, one of the triggers to think about the column Between Us, because in nothing I did not want to advance ideas which were mine in a country of which in fact I know little. 2020 was the time to meet us, Entre Nous, at La Junqueira Residency in Belém. Three people enthusiastic about erasing borders, communities, in the service of culture.

Fernando Ribeiro, un « Alfacinha de gema »

Un mot que les personnes utilisent pour les natifs de Lisbonne. Fernando a vécu ses presque 50 ans de vie à Lisbonne dont, plus de 20 ans dans l’univers de l’art et des artistes, entre Lisbonne et Porto, en passant par le Design, le théâtre, et les arts plastiques en tant que producteur et commissaire d’expo.
Toujours passionné par la créativité des artistes, ainsi que pour les questions qui émanent de la contemporanéité soit politique, sociale ou spirituelle, Fernando Ribeiro a fait de la culture non seulement son métier, mais aussi une importante part de sa vie personnelle et quotidienne, de ses soirées et voyages, de ses projets parallèles à son travail à la Fondation EDP.
Une passion partagée avec Jean-Michel Albert, dans le cadre d’ALFA – Association Luso-Française d’Art, un projet né entre Lisbonne et Tours. Ils sont responsables de la programmation annuelle et du commissariat des expos de l’association, en Portugal et en France (des artistes francophones au Portugal et des artistes lusophones en France).

Fernando Ribeiro, an “Alfacinha de gema” A word that people use for Lisbon natives, Fernando has lived his almost 50 years of life in Lisbon including more than 20 years in the world of art and artists, between Lisbon and Porto, through Design , theater, and visual arts as producer and exhibition curator. Always passionate about the creativity of artists, as well as questions arising from contemporaneity, whether political, social, or spiritual, Fernando Ribeiro made culture not only his job, but also an important part of his personal and daily life, of his evenings and trips, of his projects parallel to his work at the EDP Foundation. A passion shared with Jean-Michel Albert, as part of ALFA – Association Luso-Française d’Art, a project born between Lisbon and Tours. They are responsible for the annual programming and curating of the association’s exhibitions in Portugal and France (French-speaking artists in Portugal and Portuguese-speaking artists in France).

Partager la culture française et la culture portugaise,

Catherine Puissant, Jean-Michel Albert, Anne-Kim Ledda
et Fernando Ribeiro

C’est bien la passion de Jean-Michel Albert, un des mentors d’ALFA. En 1991, enseignant et directeur d’école française en Casamance (Sénégal), Jean-Michel Albert monte sa première exposition avec des artistes français et africains pour lutter contre la routine. « Depuis je ne me suis plus jamais ennuyé » nous dit-il en riant.
Après un poste à Helsinki (Finlande) et un passage en France, Jean-Michel Albert arrive à Lisbonne en 2014. En 2017, il rencontre Fernando et ensemble créent ALFA. Après avoir contacté quatre amis en France qui tout de suite approuvent cette idée et s’associent au projet, ALFA nait en mars 2019. La première exposition date de juillet 2019 : une rétrospective de Yolande Tanchou, artiste française, à la SNBA de Lisbonne (sculptures, peintures et collages). 
Pour les deux programmateurs et commissaires d’ALFA, la vie roule surtout entre art et créativité, poussée par le grandissime talent des artistes plasticiens contemporains qui dans un même temps, nous plonge dans des rêves de beauté, de matières et de couleurs, mais surtout nous réveillent et alertent sur une société en crise et un monde en danger.
Donc, ALFA-Association Luso-Française d’Art se compose d’une petite mais très dynamique équipe, avec beaucoup d’Amis qui ont spontanément accepté de collaborer : Le pôle à Tours se compose de Catherine Puissant (présidente), d’Anne-Kim Ledda (secrétariat et communication) et d’Hervé Landuré (trésorier) ; et à Lisbonne, Jean-Michel Albert et Fernando Ribeiro (commissariat et programmation).

La programmation ALFA 2020 a été reportée (à cause du COVID-19)  :
– Initialement à Lisbonne,
jeudi 21 mai, vernissage de l’exposition “Intrusion” collage d’Aube Breton Elléouêt à la librairie-galerie “Tinta nos nervos”, rua da Esperança 39. Exposition jusqu’au 18.07.20. Reportée à une date ultérieure. 
Initialement en Touraine, jeudi 30 juillet, vernissage de l’exposition Ana Lima-Netto, au château de Tours. Exposition jusqu’au 11.10.20. Reportée sur les mêmes dates en 2021.

Sharing French culture and Portuguese culture, it is indeed the passion of Jean-Michel Albert, one of ALFA’s mentors. In 1991, teacher and director of a French school in Casamance (Senegal), Jean-Michel Albert mounted his first exhibition with French and African artists to fight against routine. « Since then I have never been bored again » he tells us laughing. After a post in Helsinki (Finland) and a visit to France, Jean-Michel Albert arrived in Lisbon in 2014. In 2017, he met Fernando and together created ALFA. After contacting four friends in France who immediately approved of this idea and joined the project, ALFA was born in March 2019. The first exhibition dates from July 2019: a retrospective of Yolande Tanchou, French artist, at the SNBA in Lisbon (sculptures, paintings and collages).
For the two programmers and curators of ALFA, life rolls above all between art and creativity, driven by the great talent of contemporary visual artists which at the same time immerses us in dreams of beauty, materials and colors, but above all wake us up and alert us to a society in crisis and a world in danger.
So, ALFA-Association Luso-Française d’Art is made up of a small but very dynamic team, with many great friends who have spontaneously agreed to collaborate: The pole in Tours is made up of Catherine Puissant (president), Anne -Kim Ledda (secretary and communication) and Hervé Landuré (treasurer); and, in Lisbon, Jean-Michel Albert and Fernando Ribeiro (curator and programming).
ALFA 2020 programming has been postponed (due to COVID-19):
Initially in Lisbon, Thursday 21 May: Opening of the exhibition “Intrusion” collage by Aube Breton Elléouêt at the bookshop-gallery “Tinta nos nervos”, rua da Esperança 39. Exhibition until 18.07.20. Postponed to a later date.
– Initially in Touraine, Thursday, July 30, opening of the Ana Lima-Netto exhibition at the château de Tours. Exhibition until 11.10.20. Postponed to the same dates in 2021.

La Junqueira Residency, résidence d’artistes

@ouazzanicarrier, @stephanemulliez, @kleinmanon

Pensée et fondée par une artiste passionnée, La Junqueira Artists Residency est un lieu de production, de diffusion et de promotion de l’art. Un énorme leitmotiv, favoriser l’expression plastique par l’immersion d’artistes portugais et internationaux à la (re)découverte et à la mise en valeur de la ville de Lisbonne, sous tous ses aspects, culturel, architectural, historique ou sociologique.
La Résidence s’adresse également aux commissaires d’exposition désireux de séjourner à Lisbonne dans le cadre de leurs recherches et de leurs productions en lien avec la ville.

 Marie Ouazzani & Nicolas Carrier ont été les résidents de la 5ème session du 2 mars au 24 mai 2020.
Depuis 2015, ils vivent et travaillent ensemble à Paris. Diplômés en arts visuels et en cinéma, ils ont également suivi le programme Offshore à Shanghai et participé à de nombreuses résidences en France, Jordanie et Asie de l’Est. Lors de leur séjour à La Junqueira artists residency, ils ont poursuivi leurs recherches autour de la migration des plantes dans le contexte et le climat spécifiques de Lisbonne. Entre documents scientifiques, récits des expéditions du « Nouveau Monde » et offres commerciales actuelles, leur exposition proposera une fiction climatique sous la forme d’une nouvelle vidéo et d’une installation d’infusions. Prenant pour cadre le changement climatique, elle pointera l’importance de la végétation dans les territoires urbains et inventera de possibles évolutions de leurs trajectoires.

Vernissage : Mercredi 9 septembre 2020 aura lieu le vernissage  « Viagem Pára-Sol ». L’événement inclura des thés des plantes que les artistes ont cueilli pendant qu’ils étaient confinés à Belém et dans les environs de la Junqueira.

Designed and founded by a passionate artist, La Junqueira artists residency is a place for the production, dissemination and promotion of art. A huge leitmotif, favoring plastic expression through the immersion of Portuguese and international artists in the (re) discovery and enhancement of the city of Lisbon in all its aspects: cultural, architectural, historical or sociological.
The Residence is also aimed at curators wishing to stay in Lisbon as part of their research and productions related to the city.
Marie Ouazzani & Nicolas Carrier will be the residents of the 5th session from March 2 to May 24, 2020.
Since 2015, they have lived and worked together in Paris. Graduates in visual arts and cinema, they also followed the Offshore program in Shanghai and participated in numerous residencies in France, Jordan and East Asia. During their stay at La Junqueira artists residency, they will continue their research around the migration of plants in the specific context and climate of Lisbon. Between scientific documents, accounts of the « New World » expeditions and current commercial offers, their exhibition will offer climatic fiction in the form of a new video and an infusion installation. Taking climate change as a framework, it will point to the importance of vegetation in urban areas and will invent possible changes in their trajectories.
Opening : Wednesday September 9, 2020 the vernissage « Viagem Pára-Sol » will take place. The event will include plant teas that the artists picked while they were confined to Belém and around the Junqueira.

M.A.A.T 2020
Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia

Le MAAT a réouvert ses portes ce jeudi 10 juin. A l’occasion de cette inauguration, j’ai découvert les très intéressantes expositions CURRENTS, BEELINE, MEMOVOLTS et THE PEEPSHOW associées à la top installation signalétique covid-19, et à l’ambiance sonore de Cláudia Martinho. J’ai adoré les effets de transparence, d’opacité, de mixité de couleurs apaisantes, les matériaux, la coordination du mobilier afin d’harmoniser les deux expositions dans ce cadre magique ; sans parler des abords entre eau, perspectives et végétation. Félicitations à toute l’équipe et à sa nouvelle directrice Beatrice Leanza.
BEELINE, l’intervention architecturale du studio SO-IL à l’échelle du musée, conçue pour accueillir le #maatmode2020. A voir absolument. Je retournerai prochainement voir les expositions dans le bâtiment de la Fondation EDP. L’application Adeline A Lisbonne permet de lire les textes en français via sa version française.

MAAT museum reopened on Thursday June 10. During this inauguration, I discovered the very interesting exhibitions CURRENTS, BEELINE, MEMOVOLTS and THE PEEPSHOW associated with the top signage installation covid-19, and the soundscape of Cláudia Martinho. I loved the effects of transparency, opacity, a mix of soothing colors, the materials, the coordination of the furniture in order to harmonize the two exhibitions in this magical setting; not to mention the surroundings between water, perspectives and vegetation. Congratulations to the whole team and its new director Beatrice Leanza.
BEELINE, the architectural intervention of the SO-IL studio on a museum scale, designed to host #maatmode2020. A must see I will soon return to see the exhibitions in the EDP Foundation building. The Adeline A Lisbonne application allows you to read texts in French via its French version.

Belém

A écouter les visiteurs, les guides parlent de passer une demi-journée à Belém, je suis d’accord si vous souhaitez juste découvrir le Tage entre LX Factory et le Centro Cultural de Belém, sinon redoutable raccourci ! Belém est un des quartiers les plus denses et les plus charismatiques de Lisbonne, avec 2km de panoramas et de palaces en surplomb du Tage, une dizaine de musées plus beaux les uns que les autres, un centre culturel dynamique et autant d’initiatives contemporaines qui gravitent autour, des jardins botaniques…
J’encouragerai à y passer un long weekend, de préparer votre séjour en vous localisant sur ce quartier avec l’application Adeline A Lisbonne, et ainsi établir vos préférences, et probablement y revenir. Je viens d’y déposer définitivement mes valises.

Belém Listening to visitors, the guides talk about spending half a day in Belém, I agree if you just want to discover the Tagus between LX Factory and the Centro Cultural de Belém, otherwise formidable shortcut! Belém is one of the densest and most charismatic districts of Lisbon, with 2km of panoramas and palaces overlooking the Tagus, a dozen museums more beautiful than each other, a dynamic cultural center and as many contemporary initiatives that revolve around botanical gardens …
Personally, I would encourage you to spend a long weekend there, to prepare your stay by locating yourself in this district with the Adeline A Lisbonne application, and thus establish your preferences, and probably come back to it. Definitely, I just dropped my bags there!

Multiculturalisme, Almirante Reis, Anjos, Intendente

Français / English

Des « speedy gonzales », Gustavo & Julia
Cervejaria Iberica

A mon emménagement, sans eau et électricité, j ‘y ai pris petit déjeuner et diner. C’était ma « cantine » freewifi, et je repartais avec ma chariote chargée de bouteilles d’eau. Dans le but de mieux nous servir (50 couverts), je crains n’avoir jamais vue une telle « speedy gonzales » de ma vie. Depuis une bonne année, la perle rare, son clône, « Speedy Gustavo » l’a rejoint. Je vous adore !
Aujourd’hui, je galope presque autant qu’eux alors mes visites sont plus rares, mais quel plaisir d’y déjeuner encore une fois par semaine d’un bon poisson aux légumes (menu poisson 9€ et menu 8€). Les desserts sont maison, les fromages délicieux…

Faire deux choses à la fois, un minimum chez Julia !
Do two things at a time, a minimum at Julia’s !

When I moved in, without water and electricity, I had breakfast and dinner there. It was my freewifi « canteen », and I left with my cart loaded with bottles of water. In order to serve us better (50 covers), I fear I have never seen such a « Speedy Gonzales » in my life. For a year, the rare pearl, its clone, « Speedy Gustavo » has joined it. I love you ! Today, I gallop almost as much as they do so my visits are more rare, but what a pleasure to have lunch there once a week with a good fish with vegetables (fish menu € 9 and menu € 8). The desserts are homemade, the cheeses delicious …

Isabel, Alberto… Café Limiana

Isabel parlera français avant moi le portugais… merciii

J’ai connu Isabel et Alberto, grâce à mon amie Christina qui avait une charmante boutique à proximité. Je salive que de penser à leur mousse au chocolat beurre salé !
Un petit couloir, une dizaine de table (extérieur compris), de TOP soupes, un plat du jour COPIEUX (4€50), des desserts maison…
Comme chez Julia, on me voit moins souvent, mais sans eux ce quartier serait bien différent. Vu mes talents à la langue portugaise (frango, bom dia, doce, mousse au chocolat, bom appetit…), Isabel s’est mise au français. Les portugais aiment parler français, merciiii. Je vous adore !!

I got to know Isabel and Alberto, thanks to my friend Christina who had a charming shop nearby. I salivate that to think of their salted chocolate mousse! A small hallway, a dozen tables (including the outside), TOP soups, a COPIEUX dish of the day (4 € 50), homemade desserts … As with Julia, I am seen less often, but without them this neighborhood would be very different. Given my talents in the Portuguese language (frango, bom dia, doce, chocolate mousse, bom appetit …), Isabel started to speak French. The Portuguese like to speak French, thank you. I love you !!

Au Portugal, si vous voyez une vitrine réfrigérée, extrêmement bien tenue, au centre d’un restaurant plein à craquer, foncez ou revenez vers 13h30 !
Ces cafés, espaces de partage, sont extrêmement importants, nous nous devons de les privilégier afin de les préserver. Ils sont Lisbonne.
Retrouvez les dans l’application Adeline A Lisbonne en vous géolocalisant sur la carte « TOP 50 » ou « Boire et Manger ».

In Portugal, if you see a refrigerated display case, extremely well maintained, in the center of a packed restaurant, go for it or come back around 1:30 p.m. These cafes, spaces of sharing, are extremely important, we must privilege them in order to preserve them. They are Lisbon. Find them in the Adeline A Lisbonne application by geolocating yourself on the « TOP 50 » or « Eat and Drink » map.

100% Portugal, Armazém das Malhas

Armazém das Malhas est une entreprise familiale riche de plus de 50 années d’histoire (Historic shop/Lojas com Historia). Son activité a débuté dans les années 40 à Lisbonne avec la commercialisation et la production de vêtements textile.
En 2017, les petits-enfants du fondateur relancent la production, fiers de préserver cette expérience et ainsi continuer de promouvoir et de développer le commerce national. « Nous sommes une marque de commerce équitable, nous essayons de réduire l’empreinte écologique grâce à une production réfléchie, choisissant la meilleure façon possible de confectionner nos produits. Toute la production est réalisée, du début à la fin du processus, sans utilisation de composants susceptibles de nuire à l’environnement ou à l’exploitation par le travail. Vous pouvez compter sur une gamme variée de tissus de coton et de laine, coupés de manière efficace et polyvalente, bien-sûr produites au Portugal ». Un savoir faire traditionnel, un TOP qualité prix, 100% Portugal, qu’il me tenait à cœur de mettre en lumière.

Armazém das Malhas is a family business with more than 50 years of history (Historic shop). Its activity began in the 1940s in Lisbon with the marketing and production of textile clothing. In 2017, the founder’s grandchildren relaunched production, proud to preserve this experience and thus continue to promote and develop national trade. « We are a fair trade brand, we try to reduce the ecological footprint through thoughtful production, choosing the best possible way to make our products. All production is carried out, from the beginning to the end of the process, without the use of components likely to harm the environment or labor exploitation. You can count on a wide range of cotton and wool fabrics, cut in an efficient and versatile manner, of course produced in Portugal « . A traditional know-how, a TOP quality price, 100% Portugal, which I wanted to highlight.

Goma Shahi, Raj unisex Saloon & Beauty bar

A chaque pays, sa culture, ses particularités… J’ai mis du temps à comprendre que les soins du visage et du corps s’effectuaient traditionnellement chez les coiffeurs au Portugal. A la peine entre les prix français « institut de beauté » de Chiado à la « brute » de Principe Real (qui a fermé depuis), je désespérais !
Un jour, en descendant de Graça vers Anjos, une publicité sur une fenêtre attire mon attention ; les prix doux sur l’ardoise de la porte m’interpellent ; j’entre, on échange en anglais, je teste : douceur des gestes, parfait. Ainsi, mes essais se sont arrêtés ce jour !
L’espace est propre, sans chichi, vivant, Goma Shahi s’occupe des soins du corps et son mari est coiffeur. Si je suis restée fidèle à mon coiffeur conseillé antérieurement, j’ai beaucoup d’admiration pour ses coupes homme à la mode au tarif imbattable de 5€. L’ensemble réalisé sans discontinuité et sans rendez-vous. Je vous adore !!
Personnellement, j’annonce ma venue par whatsApp.

Gentillesse, douceur et agilité des gestes

Each country, its culture, its particularities … It took me a while to understand that facial and body treatments were traditionally carried out by hairdressers in Portugal. At the pain between the French prices « beauty institute » of Chiado to the « brute » of Principe Real (which has closed since), I despaired! One day, coming down from Graça to Anjos, an advertisement on a window caught my attention; the soft prices on the slate of the door challenge me; I enter, we exchange in English, I test: gentle gestures, perfect. So my tests stopped today! The space is clean, without frills, alive, Goma Shahi takes care of the body and her husband is a hairdresser. If I remained faithful to my hairdresser previously advised, I have a lot of admiration for his trendy men’s haircuts at the unbeatable price of 5 €. All produced without discontinuity and without appointment. I love you !! Personally, I announce my arrival by whatsApp.

Largo do Intendente

La place Intendente est à mes yeux une des plus belles places de Lisbonne. Piétonne, calme, avec ses quelques terrasses entourées de jolis immeubles, elle est à l’image de Lisbonne, majestueuse sans ostentation.
Chaque second dimanche du mois, il y a lieu un marché artisanal sur lequel je trouve toujours des stands intéressants, le dernier en date, les chemises Laconga. Depuis 2018, les alentours se sont bien développés.

Créations Laconga

Viuva Lamego 1849 & Joana Vasconcelos
Le gâteau de mariage | Yorkshire Sculpture Park
Opening 6 mars 2020

Intendente square is in my eyes one of the most beautiful squares in Lisbon. Pedestrian, calm, with its few terraces surrounded by pretty buildings, it is like Lisbon, majestic without ostentation. Every second Sunday of the month, there is a craft market on which I always find interesting stands, the latest, Laconga shirts. Since 2018, the surroundings have developed well.

Rua Damasceno Monteiro, ça bouge !
A flan de colline, en direction de Graça, je vous invite à vous géolocaliser via l’application gratuite « Adeline A Lisbonne » >> « TOP50 » toutes ces nouvelles entreprises vous sont présentées.

On the hillside, towards Graça, I invite you to geolocate yourself via the free application « Adeline A Lisbonne » >> « TOP50 » all these new companies are presented to you.

A tord ou à raison
Trop souvent ignoré, on devrait plus souvent parler de ce quartier, car il y fait très bon vivre et s’y promener. Je rêve d’une logistique « Esprit de Portugal », fil conducteur entre les 7 collines de Lisbonne, invitation à découvrir facilement toutes ces références fières de partager les valeurs portugaises (l’Attention, le qualité prix, le soutien aux petits producteurs, la préservation de la planète…), la mission de l’application Adeline A Lisbonne. A suivre !

Right or wrong Too often overlooked, we should more often talk about this neighborhood, because it is very good to live and walk there. I dream of logistics « Spirit of Portugal », the common thread between the 7 hills of Lisbon, an invitation to easily discover all these proud references to share the Portuguese values (Attention, value for money, support for small producers, preservation of the planet …), the mission of the Adeline application in Lisbon. To be continued !

Campo de Ourique Village

Campo de Ourique

Français / English

Dominant Lisbonne, Campo de Ourique est le plateau lisboète pris d’assaut par les familles, entre autres françaises*, par sa proximité au Lycée Français et aux écoles internationales. Sans encore en connaître l’explication, c’est de longue date, le village de la création textile (aujourd’hui plus particulièrement enfantine) : « Le sentier » lisboète !
Sachant que le Portugal produit pour les plus prestigieuses marques européennes, je suggère à tous les parents, grands-parents et arrière-grands-parents, d’y faire un tour car le choix et le qualité prix y sont remarquables. Assez incroyablement, un seul hôtel côtoie *Champ d’Ourique, malgré la rumeur d’une probable ouverture.

Dominating Lisbon, Campo de Ourique is the Lisbon plateau taken by families, among others French *, by its proximity to the Lycée Français and international schools. Without yet knowing the explanation, it is for a long time, the village of the textile creation (today more particularly childish): « The path » Lisbon! Knowing that Portugal produces for the most prestigious European brands, I suggest to all parents, grandparents and great-grandparents, to take a tour because the choice and price quality are remarkable. Incredibly enough, only one hotel near * Champ d’Ourique, despite the rumor of a probable opening.

Terminal Tram 28 – Cimetière Prazeres (à visiter)
Le Tram 28 circule entre le château et Campo de Ourique.
Prazeres / Ouest <<>> Castelo / Est

Design textile, Capelista Design Studio & Pecegueiro & F.os
Impressionnant parcours créatif du jeune couple Sara et Pedro, qui rencontrent Marjorie en 2015.
Sara fait ses études à Lisbonne lorsque Pedro rejoint temporairement Londres, le « College of Fashion ». Tous deux, avant de se rencontrer et d’avoir 3 enfants, développent leurs marques au Portugal. Pedro travaille deux années avec Lidija Kolovrat (TOP) trois années comme designer dans une usine de Porto, et les trois suivantes chez Lanidor. Pedro vend sa marque « White Tent » ; Sara développe « A Forest Design », et poursuit sa collaboration avec Burel Factory (TOP marque, que le monde est petit).

Entre Nous | Luha (Tropismo), Marjorie et Pedro (Pecegueiro)

> Capelista Design Studio fondé en 2012
Capelista signifie mercerie, « une chapelle qui vend de tous » traduit Marjorie, Pedro fendu d’un sourire jusqu’aux oreilles. Il est vrai que le panel est large, dans lequel nous identifierons :
– La réalisation d’uniformes pour hôtels, restaurants… qui souhaitent développer une identité de marque ;
– L’aide au développement d’une marque, de la création de son identité, à la conception ou/et à sa production.

Marjorie est française, après l’obtention du diplôme de l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, un Service Volontaire Europe à Lisbonne et une formation professionnelle de modélisme à Cholet, Marjorie répond à l’annonce de Capelista en 2015.

Pecegueiro & F.os

> Pecegueiro & F.os (1-16 ans) créé en 2016
Avoir du talent est essentiel, mais être gestionnaire reste déterminant (et encore plus particulièrement au Portugal), ainsi Sara et Pedro créent de A à Z, du design au site Internet de vente en ligne via les boutiques lisboètes (Campo de Ourique et Principe Real), la marque Pecegueiro & F.os, la reine de la Salopette !
La Salopette sous toutes ses formes, short, jupe, pantalon, et couleurs. Des tissus nobles et confortables. Progressivement, les collections s’ouvrent au couvre-chef, à l’imperméable… à la création de nouveaux textiles comme pour la collection 2019 : « Les enfants adorent les animaux. Nous avons commencé à rechercher les animaux portugais lorsque nous avons constaté qu’un grand nombre étaient en voie de disparition. Parents, nous soutenons la cause environnementale, et ainsi le motif animaux est né. »

J’adore le design Pecegueiro qui apporte un air de liberté face à l’offre plus traditionnelle portugaise : couleur, confort, dynamique, élégance… que les enfants doivent respirer, vivre, car ne sommes-nous pas ce que nous portons ?
Sara et Pedro ont approximativement 40 ans, je suis fan de cette énergie, accueillante, disponible, éthique, souriante…

Inspiration animale en 2019, inspiration végétale en 2020 ?

Textile Design, Capelista Design Studio & Pecegueiro & F.os Impressive creative journey of the young couple Sara and Pedro, who meet Marjorie in 2015. Sara studied in Lisbon when Pedro temporarily joined London, the « College of Fashion ». Both, before meeting and having 3 children, develop their brands in Portugal. Pedro works two years with Lidija Kolovrat (TOP), three years as a designer in a factory in Porto, and the next three at Lanidor. Pedro sells his brand « White Tent » ; Sara develops « A Forest Design », and continues its collaboration with Burel Factory (TOP brand, that the world is small).
> Capelista Design Studio founded in 2012 Capelista means haberdashery, « a chapel that sells all » translated Marjorie, Pedro split with a smile to his ears. It is true that the panel is wide, in which we will identify: – The realization of uniforms for hotels, restaurants … who wish to develop a brand identity;
– Assistance in the development of a brand, from the creation of its identity, to the design and / or to its production.
Marjorie is French, after graduating from the Duperré School of Applied Arts in Paris, a Volunteer Service Europe in Lisbon and a professional model training in Cholet, Marjorie responds to the announcement of Capelista in 2015.
> Pecegueiro & F.os (1-16 years) created in 2016
Having talent is essential, but being a manager remains crucial (and even more particularly in Portugal), so Sara and Pedro create from A to Z, from the design to the online sales website via the Lisbon boutiques (Campo de Ourique and Principe Real). ), the brand Pecegueiro & F.os, the queen of the Salopette! The overalls in all its forms, shorts, skirt, pants and colors. Noble and comfortable fabrics. Gradually, the collections open to the headgear, the raincoat … to the creation of new textiles as for the collection 2019: « Children love animals.We started looking for Portuguese animals when we found that a large number were endangered Parents, we support the environmental cause, and so the design animals was born.
I love the Pecegueiro design that gives an air of freedom to the more traditional Portuguese offer: color, comfort, dynamics, elegance … that children have to breathe, live, because are not we what we wear?
Sara and Pedro are about 40 years old, I am a fan of this energy, welcoming, available, ethical, smiling …

TROPISMO LISBOA

Ethique, petits producteurs, saveurs, galerie d’art, Tropismo Lisboa
Luha et Lucas sont engagés pour l’environnement, philosophie topissime pour un restaurant. Tropismo, c’est l’espace des couleurs, des saveurs, de la nature, de l’art contemporain, un réseau de petits producteurs… Lucas est le chef, Luha est en salle et en terrasse, quelle terrasse ; à la création de la galerie d’art, un autre artiste, son frère Melh. Ma recommandation, accourez c’est TOPismo !

Retour en arrière, car le passé forge souvent l’avenir. Juriste en France, Luha est « désabusée du métier d’avocat avant même de le devenir », du droit des affaires, elle dérive vers un master Droit et Environnement. Franco brésilienne, elle rencontre Lucas (franco italien) au Brésil à l’occasion d’une rencontre dédiée à l’environnement. Ils ne se quittent plus avant de rejoindre le Portugal, et d’ouvrir un food truck BIO, un véritable succès qui les mène à Lisbonne pour ouvrir en juillet 2019, Tropismo.
Tropismo, tropism, tropisme, mouvement irrésistible de tout organisme vivant à croître dans la direction de ce dont il a besoin.

Luha trouve aussi que les 30 années de retard du Portugal sont en fait, aujourd’hui, 30 années d’avance sur la préservation du pays, des petits producteurs, de l’artisanat… Toute leur philosophie y prend sens pour notre plus grand bonheur, car c’est sûr que nous devons nous préserver du pire, et le plus pertinent restant de promouvoir le meilleur. Ainsi chez Tropismo, la viande provient du Portugal, via la boucherie Talho do Campo (préparation de la viande portugaise à la française) via le Café de Madragoa en passant par le poisson sauvage d’Ana Ventura du Mercado de Campo de Ourique, le vin bio « Outeiro Alto » de l’Alentejo, du pain Gleba d’Alcantara au ferment naturel attaché à la région ou de notre voisin La Dacquoise… Le trio est convaincu du travail en réseau, du qualité/prix, et ce n’est pas moi qui leurs prêcherait le contraire ! Pour couronner l’ensemble, vous écouterez toutes les musiques du monde.

Lucas, Melh et Luha

Lucas est au fourneau, c’est délicieux, fin, savoureux ! Melh est un artiste de 23 ans, autodidacte : « J’ai toujours préféré l’image à la parole. Ma mère et ma sœur parlaient beaucoup, j’ai emprunté le créneau libre, le silence et le crayon. ». Côté indépendance, il est fait du même bois que sa sœur, la même énergie, une intelligence vive, mais douce à la fois. « Je suis le spécialiste de la non spécialisation, je me laisse guider par mes émotions, les rencontres, la matière, la recherche d’une essence insaisissable. La démarche de l’intention est merveilleuse, la légitimité de la liberté, l’orchestration du vide et du plein où le sens émerge… ».
J’aime cette poésie artistique, et si jeune, Melh me semble promis à un bel avenir tout comme TrOOOOpismo. Foncez !

Talho do Campo | Dacquoise | Flor da Selva | Gleba Padaria

Petits producteurs, fournisseurs locaux
TROPISMO LISBOA

Ethics, small producers, flavors, art gallery, Tropismo Lisboa
Luha and Lucas are committed to the environment, a top-notch philosophy for a restaurant! Tropismo is the space of colors, flavors, nature, contemporary art, a network of small producers … Lucas is the chef, Luha is in the dining room and on the terrace, which terrace; at the creation of the art gallery, another artist, his brother Melh. My recommendation, go to TOPismo!
Go back, because the past often forges the future. Lawyer in France, Luha is « disillusioned with the profession of lawyer even before becoming », business law, she drifted to a master’s degree in Law and Environment. Brazilian Franco, she meets Lucas (Franco Italian) in Brazil at a meeting dedicated to the environment. They never leave before joining Portugal, and open a food truck BIO, a real success that leads them to Lisbon to open in July 2019, Tropismo.
Tropismo, tropism, tropisme, irresistible movement of any living organism to grow in the direction of what it needs.
Luha also finds that Portugal’s 30 years behind are in fact, today, 30 years ahead of the preservation of the country, small producers, crafts … All their philosophy makes sense for our more great happiness, because it is certain that we must protect ourselves from the worst, and the most relevant remains to promote the best. At Tropismo, the meat comes from Portugal, via the butcher shop Talho do Campo (preparation of the Portuguese meat in the French way) via the Madragoa coffee while passing by the wild fish of Ana Ventura of the Mercado de Campo de Ourique, the wine Organic « Outeiro Alto » from Alentejo, Gleba Alcantara bread with natural ferment attached to the region … The trio is convinced of the networking, the quality / price, and it is not me who would preach them opposite ! To top it all, you will listen to all the music of the world.
Lucas is in the kitchen, it’s delicious, fine, tasty! Melh is a 23-year-old self-taught artist: « I always preferred the image to the word, my mother and sister talked a lot, I borrowed the free niche, the silence and the pencil. » On the independence side, he is made of the same wood as his sister, the same energy, a lively intelligence, but soft at the same time. « I am the specialist of non-specialization, I let myself be guided by my emotions, the encounters, the material, the search for an elusive essence.The intentional approach is wonderful, the legitimacy of freedom, the orchestration emptiness and fullness where meaning emerges … « .
I love this artistic poetry, and so young, Melh seems to me promised a bright future just like TrOOOOpismo. GO !

TARTANA Tél. 964 014 530

Délicieuses tartes d’Ana, Tartana Campo de Ourique
Si on me voit peu au restaurant à Campo de Ourique, Tartana en est l’unique responsable ! J’adore Ana, la gentillesse personnifiée à la hauteur de la qualité de ses tartes et de ses soupes. Côté qualité, elle pourrait être la mère de Luha : tous les ingrédients proviennent de petits producteurs de marchés bio ou directement de la ferme, à 1h de Lisbonne où elle habite.
A force de manier le rouleau à pâtisserie, elle est aujourd’hui réduite à se consacrer aux seules commandes de tartes salées et sucrées.
Son secret de fabrication : « réaliser les tartes de manière individuelle, ne jamais multiplier les doses en fonction du nombre de tarte à dupliquer ».
La boutique a malheureusement fermée début février, mais les commandes se poursuivent par téléphone au 964 014 530 (français/anglais/portugais).

Un supplice, cette mise en page, 12h, j’y fonce. Quelle bonne idée :
Rencontre Ana Folque | Bibliothèque Universitaire Joao Paulo II
-> Migration | Entre Nous 2020

Delicious pies by Ana, Tartana Lisboa If I see little at the restaurant in Campo de Ourique, Tartana is the sole responsible! I love Ana, the kindness personified to the height of the quality of her pies and her soups. On the quality side, she could be Luha’s mother: the ingredients come from small producers in organic markets or directly from the farm, 1 hour from Lisbon where she lives. By dint of handling the rolling pin, she is now reduced to devoting herself to the orders of sweet and savory pies. Its secret manufacturing: « to make pies individually, never multiply the doses according to the number of pie to duplicate. » The shop unfortunately closed at the beginning of February, but orders continue by phone at 964 014 530 (French / English / Portuguese).

Hotel da Estrela
A mes yeux, l’hôtel le mieux situé de Lisbonne. Partez, chaque matin à pied en étoile, en descendant, vers les autres quartiers ! Considération essentielle dans cette fantastique Lisboa. Retour par le Tram 28 et soirée à Campo de Ourique, l’application Adeline A Lisbonne vous guidera…
In my eyes, the best located hotel in Lisbon. Set off every morning on a star-shaped walk, going down to the other districts! Essential consideration in this fantastic Lisboa. Return by Tram 28 and evening at Campo de Ourique, the Adeline A Lisbon application will guide you …

Avant Noël, autre TOP lieu « éthique » pour enfant (quartier Sao Sebastiao) :
Before Christmas, another TOP « ethical » place for children (Sao Sebastiao area):

CRISTINA SIOPA | Online Sales

Le paradis de l’enfant, de la pédagogie et de son développement, Cristina Sopia
Boutique située entre le Parque Eduardo VII et la Fundaçao Calouste Gulbenkian. Une éthique remarquable également, sur un sujet si important que le développement de l’enfant, j’ai préféré l’interview :

Cristina, quelles raisons vous ont motivées à créer Cristina Sopia ?
La philosophie était de donner le meilleur jouet à notre enfant Camilla (maman en 2019), et en conséquence, faire bénéficier de cette expérience aux autres enfants. Je me rappelle avoir été invitée à une fête où une amie m’avait montré un petit catalogue de jouet qu’elle avait ramené de Suisse. Ainsi, j’ai formulé l’envie d’avoir un magasin avec des jouets naturels.

Au fil des années, cette philosophie a du évoluer ?
C’est impossible de rester indifférent à ces jouets naturels, à tout ce matériel qui a pour mission d’éveiller les sens des enfants. On est passé du côté consommateur, d’une personne qui recherche des jouets pour son enfant à quelqu’un qui offre un service de qualité aux autres personnes. Donc, c’est évident qu’il y a eu une amélioration de notre perception, de notre savoir, de notre diligence en relation aux personnes, du service offert, car souvent dans notre magasin, nous faisons des petites consultations. C’est très intéressant de savoir : Quel enfant ? Quel âge ? Quelle activité ? A la boutique, nous avons l’habitude de dire que tous les jouets ne conviennent pas à tous les enfants.

Vous proposez un travail à la carte ?

C’est très intéressant, au fil des années on s’est perçu que les enfants étaient très très très différents. Bien-sûr, on le sait scientifiquement, mais la réalité est autre, l’importance de regarder l’enfant joué devant nos yeux : avoir la possibilité en quelques minutes de nous apercevoir quelles sont les différences fondamentales entre chaque enfant. Observer ces différences, déceler quels seront les jouets les plus adaptés à son développement. C’est une base pour l’éducation.

En quoi consiste votre métier ?
C’est avant tout un métier de communication. Cette communication nous permet d’atteindre certains niveaux de complicité avec les adultes où des questions surgissent sur le regard de l’enfant et ses problèmes. Avec cette ouverture relationnelle que nous rencontrons le plus souvent, nous pouvons approfondir le cœur du sujet, et de cette manière aborder le sujet du développement sain de l’enfant, son intérêt propre.

Comment cela se passe t-il lorsqu’un enfant rentre dans le magasin ?
Les expériences sont très différentes, vous avez « l’enfant avion » qui passe la porte et porte un intérêt à tout ce qu’il voit. Ces mains galopent sur les étagères. Il a une nécessité de toucher les jouets, mais à l’opposé vous avez d’autres enfants « qui restent dans les jupes de leur mère », ils regardent très surpris, mais ne font pas le pas d’aller à la rencontre du jouet. Ils attendent que leurs parents leurs donnent l’autorisation. Ce sont des enfants plus introvertis, ils emmènent toutes ces images dans leurs intérieurs, mais vivent le moment avec la même intensité, très intensément, c’est amusant à observer.

Les 20 dernières ont métamorphosées votre métier, comment avez-vous réussi à résister lorsque tant d’autres ont disparus ?
C’est une histoire biographique. Nous tous, individuellement comme personne, mais aussi comme petite entreprise, nous avons une biographie, un processus de développement, et nous passons tous par des crises, c’est inévitable. Que la crise soit installée à l’extérieur comme on l’a vu en 2010 ; ou alors simplement parce que la crise provient d’une nécessité de croissance, de l’individu ou de la petite entreprise, c’est la même chose, on reçoit plusieurs types d’impacts : l’impact extérieur et l’impact intérieur. Au niveau des impacts intérieurs, je pense qu’on est conscient du travail à faire pour grandir avec le projet : nous devons toujours apporter une « nouvelle alimentation », un travail journalier, une recherche continuelle de vivre en harmonie avec son temps, mais associée au(x) besoin(s) de l’enfant. On est confronté à des situations régulières, par exemple, des enfants qui utilisent l’ordinateur, la tablette, tous type d’écrans, et en relation à cela il a fallu s’adapter, sans perdre le fil de nos idées. Il a fallu que l’on reconstruise notre discours pour répondre aux nécessités des personnes qui viennent nous consulter… mais aussi répondre aux problèmes occasionnés à l’utilisation intensive de toutes ces machines qui sont entrées sans contrôle dans le monde de l’enfance.
D’un autre côté, il a fallu considérer l’irruption d’Internet ces 15 dernières années. Il fallait à tout prix, en marge, développer la commercialisation de nos articles par la vente en ligne. Effort et investissements que nous avons réalisés. Aujourd’hui, nos services, philosophie et boutique sont consultables « en ligne » et composent au moins 60% de notre activité.

Fabrice, le plus médiatique de la famille. Bien-sûr, les sacs sont en papier recyclé.
Fabrice, the most media in the family. Of course, the bags are recycled paper.
CRISTINA SIOPA

Comment envisagez-vous l’avenir ?
Je vois toujours les choses très positivement. Aussi pour notre magasin, car nous n’avons pas prêcher dans le désert ! Tout ce que nous avons fait jusqu’à aujourd’hui est un résultat bien palpable. Des gens nous recherchent, viennent à notre rencontre, pas seulement pour faire des achats mais aussi pour avoir des conseils ou plutôt des opinions. Nous constatons que les parents font un retour vers le naturel pour leurs enfants. Il y a un retour vers le qualitatif, les gens ont pris conscience de beaucoup de choses qui n’étaient pas très bien. C’est un retour vers la raison.

De belles personnes pour des parents responsables, des nouveautés arrivent chaque jour, foncez !

The paradise of the child, of pedagogy and its development, Cristina Sopia. Boutique located between Le Parque Eduardo VII and the Fundaçao Calouste Gulbenkian. A remarkable ethic also, on a subject so important as the development of the child, I preferred the interview:
Cristina, what reasons motivated you to create Cristina Sopia? The philosophy was to give the best toy to our child Camilla (mom in 2019), and as a result, to bring this experience to other children. I remember being invited to a party where a friend had shown me a little toy catalog she had brought back from Switzerland. So, I expressed the desire to have a store with natural toys.
Over the years, this philosophy has had to evolve? It is impossible to remain indifferent to these natural toys, to all this material whose mission is to awaken the senses of the children. We’ve moved from the consumer side, from someone looking for toys for their child to someone who offers quality service to others. So, it is obvious that there has been an improvement in our perception, our knowledge, our diligence in relation to people, the service offered, because often in our store, we do small consultations. It’s very interesting to know: What child? How old ? What activity? In the shop we usually say that not all toys are suitable for all children.
Do you offer à la carte work? It’s very interesting, over the years we have noticed that the children were very very very different. Of course, we know this scientifically, but the reality is different, the importance of looking at the child played before our eyes: having the possibility in a few minutes of realizing what are the fundamental differences between each child. Observe these differences, detect which toys will be the most suitable for its development. It’s a foundation for education.
What is your job ? It is above all a job of communication. This communication allows us to reach certain levels of complicity with adults where questions arise about the child’s gaze and his problems. With this relational openness that we meet most often, we can deepen the heart of the subject, and in this way approach the subject of healthy development of the child, his own interest.
How does it happen when a child enters the store? The experiences are very different, you have the « airplane child » who walks through the door and takes an interest in everything he sees. These hands are galloping on the shelves. He has a need to touch the toys, but on the opposite you have other children « who stay in their mother’s skirts », they look very surprised, but do not take the step to meet the toy . They are waiting for their parents to give them permission. They are more introverted children, they take all these images into their interiors, but live the moment with the same intensity, very intensely, it’s fun to observe.
The last 20 have transformed your profession, how did you manage to resist when so many others disappeared? It’s a biographical story. We all, individually as a person, but also as a small business, we have a biography, a development process, and we all go through crises, it is inevitable. That the crisis is installed outside as we saw in 2010; or simply because the crisis comes from a need for growth, from the individual or from small business, it is the same thing, we receive several types of impact: the external impact and the internal impact. At the level of the internal impacts, I think that we are aware of the work to be done to grow with the project: we must always bring a « new food », a daily work, a continual search to live in harmony with its time, but associated the need (s) of the child. We are confronted with regular situations, for example, of children who use the computer, the tablet, all types of screens, and in relation to this we had to adapt, without losing the thread of our ideas. It was necessary that we rebuild our speech to meet the needs of people who come to consult us … but also to answer the problems caused to the intensive use of all these machines which entered without control in the world of the childhood. On the other hand, we have had to look at the Internet for the past 15 years. It was necessary at all costs, on the fringes, to develop the marketing of our articles through online sales. Effort and investments we have made. Today, our services, philosophy and shop can be consulted « online » and make up at least 60% of our activity.
How do you envision the future? I always see things very positively. Also for our store, because we did not preach in the desert! Everything we have done so far is a very tangible result. People are looking for us, come to meet us, not only for shopping but also for advice or opinions. We see that parents are returning to the natural for their children. There is a return to the qualitative, people have become aware of many things that were not very good. It’s a return to reason.
Very nice people for responsible parents, new things arrive every day, go for it!

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